En ces temps économiques difficiles, le bien-être de ses collaborateurs préoccupe de plus en plus les entreprises françaises, que ce soit les grands comptes, les PME ou les TPE.

 

Des salariés heureux au travail ...

En 2011, une enquête parue dans le journal 20 Minutes et réalisée par Opinion Way a montré que 75% des salariés, toutes tailles d'entreprises confondues, se disent heureux au travail.

Si pour les chefs d'entreprise  il s'agit là d'une bonne nouvelle, celle-ci ne doit pas masquer une autre réalité. En effet, 58% de ces mêmes salariés n'ont pas eu d'augmentation depuis plus d'un an.

La situation varie, bien entendu, en fonction de l'entreprise puisque, si "seul" 47% des salariés des grands groupes sont concernés par cet état de fait, ils sont 61% dans les PME et 65% dans les TPE à avoir vu leur rémunération stagner.

 

Nécessité d'une nouvelle politique RH dans les petites entreprises

C'est donc dans un contexte de marché du travail tendu que les entreprises réfléchissent à une nouvelle politique RH et s'intéressent progressivement à ces "à coté" qui vont les aider à motiver et à fidéliser leurs collaborateurs, et pourquoi pas à attirer les talents plus enclin à se tourner vers les plus grandes structures.

L'image de l'entreprise et les attentes des salariés deviennent donc des enjeux majeurs. Quelles sont donc,  pour les entreprises de moins de 50 salariés, sans comité d'entreprise, les solutions et les pistes de réflexion pour y répondre ?

 

Le CE externalisé pour les TPE

Comme il est difficile pour une entreprise de rétribuer un salarié au dessus du prix du marché, les éléments annexes à la rémunération de base deviennent un axe de réflexion et permettent de lutter contre l'attractivité des grandes entreprises. 

Une solution existe pour les structures de taille modeste et sans comité d'entreprise, le CE externalisé. Celui-ci permet d'offrir aux salariés tous les avantages d'un vrai comité d'entreprise : Billets de spectacle ou de cinéma à prix réduit, réductions sur les locations de vacances, les voyages, les achats alimentaires ou électroménagers ou encore des services à la personne comme la garderie d'enfants ou le soutien scolaire.

De fait, ces avantages salariaux ne sont plus l’apanage des grands groupes qui ont leur propre CE et les entreprises de moins de 50 salariés peuvent désormais elles aussi adhérer à des comités d’entreprise externalisés, moyennant une cotisation mensuelle très abordable et proportionnelle à la taille de l'entreprise. Les patrons s'assurent ainsi la fidélisation de leurs salariés, limitant le turnover et l’absentéisme.

"Je devais lutter contre un turnover important de nos salariés" explique l'un de nos clients "et force est de constater qu'il m'était difficile pour ne pas dire impossible de garder mes meilleurs collaborateurs devant la danse du ventre des grands groupes. Compte tenu des charges sociales à payer, il m'était impossible d'augmenter les salaires de façon significative". Depuis la mise en place de ce CE, je constate une diminution de ce turnover et une plus grande implication des salariés dans l'entreprise. Mes collaborateurs, au nombre de 23, bénéficient d'un pouvoir d'achat supplémentaire pour un coût minime pour l'entreprise, moins de 5€ par salarié et par mois. J'ai également noté une amélioration de l'image de l'entreprise et une ambiance plus détendue".

Ainsi, si l'arrivée d'un CE dans une TPE ou une PME est un levier de performance, il devient un outil de management  à part entière. Il permet de tisser un lien entre les cadres et les salariés et de nouer le dialogue, non pas sur l'activité, mais sur d'autres thématiques.

Bien entendu, ce n'est pas le seul élément pour gagner en productivité, mais il y contribue. C'est également un argument supplémentaire pour recruter un collaborateur compétent.

Article écrit par Patrice LEMPEREUR, gérant de NEGOTIIS