| Le stress est un phénomène naturel et indispensable, ... le saviez-vous ? |
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| Écrit par Stéphane SEIRACQ | ||
| Lundi, 06 Février 2012 13:25 | ||
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Mais est-ce qu'un déséquilibre est fondamentalement "mauvais" ?Imaginez-vous sur vos deux pieds... en équilibre, statique, immobile, comment feriez-vous pour vous mettre à marcher sans, avant cela, vous mettre en "déséquilibre" ? Alors pourquoi parle-t-on de bon et de mauvais stress ?C’est en fait une vue de l’esprit, une erreur sémantique, le stress n’est ni bon ni mauvais en soi, il est comme tous les systèmes, soumis à des règles qui si elles ne sont pas respectées vont dérégler le système, le dégrader, voire le détruire. Mais alors à qui la faute ?Il serait illusoire et malsain de chercher un bouc émissaire soit chez l’individu ou l’organisation, car on sait que les facteurs de risques sont présents dans notre environnement bien au-delà des frontières de l’entreprise, et que le salarié comme l’organisation tente de faire avec les contraintes que lui impose l’environnement. C’est pourquoi, identifier, mesurer, ou réduire le stress nécessite une approche méticuleuse tant dans la démarche que dans les outils utilisés, afin de répondre de manière adaptée et ciblée. Dans le dernier plan de santé au travail (2010-2014) les PME sont en ligne de mire. En effet, un projet présenté le 15 janvier 2010 par Xavier Darcos, ministre du Travail, vise à diminuer de 25 % les accidents du travail dans les PME, notamment en menant des actions sur trois risques prioritaires :• Les TMS (Troubles musculo-squelettiques), • Les produits cancérigènes • Le stress, dans le cadre des risques psychosociaux. De plus, Mme RICHAR-MOLLARD de la Direction Générale du Travail, reprécisait courant décembre 2011 lors d’une conférence(3) sur les risques psychosociaux, toute l’attention qui serait portée par les services de l’inspection du travail aux dispositifs mis en place pour réduire le stress au travail, notamment par des actions primaires et secondaires. Tout cela dans un cadre plus large d’obligation de résultat sur la santé physique et mentale des salariés inscrit au code du travail. Quelles solutions s’offrent à nous pour réguler le stress au travail ?Il est nécessaire tout d’abord de prendre en compte les textes réglementaires, notamment l’Accord National Interprofessionnel de 2008, qui prévoit que l’employeur doit prendre des mesures collectives et individuelles pour réduire le stress au travail. Un rapport remis au ministre chargé du Travail(4) dresse les grandes lignes des actions à envisager contre les risques psychosociaux, incluant le stress au travail comme pierre angulaire. Les auteurs préconisent d’agir de manière collective sur la gestion de la tâche confiée, les risques perçus au travers des conditions ou ambiances de travail que la personne ne peut contrôler, les ressources allouées, le soutien social et la reconnaissance, les responsabilités et l’autonomie, la répartition de la charge de travail et les pressions temporelles, les exigences émotionnelles et la lisibilité des perspectives d’avenir, l’insécurité de la situation de travail, les rapports sociaux, et les valeurs ou l’éthique. La redéfinition des modes de management et de la communication sont également des angles de travail possibles. Pour autant, le rôle des facteurs personnels n’est pas exclu. Mais la personnalité du travailleur, son état physique, et ses stratégies d’adaptation (coping) ne sont pas dans la sphère d’influence de l’entreprise, et répondent donc moins aux objectifs poursuivis. Il est toutefois possible de mettre en place des dispositifs de prévention secondaire autour de la formation des personnes, la formation des managers, ou des personnes stressées (sophrologie, gestion émotionnelle, …). Mais cela ne doit pas prendre le pas sur l’étude et l’action sur les contraintes du travail. Devant la complexité du sujet, Les PME auront tout intérêt à se faire aider par des tiers. Qu'en est-il du stress des dirigeants ?Le poids et la pression qui s'exercent aujourd'hui sur les dirigeants dans un univers mondialisé n'est pas à prendre à la légère. Un zoom a été mis récemment sur le stress des dirigeants (les Echos du 23 février 2010). C'est un sujet tabou, car avouer que l'on est stressé pour un patron, c'est un peu se déjuger. Il ne faut toutefois pas sous estimer ce phénomène qui peut miner la vie d'un dirigeant. Car si beaucoup ont anticipé le stress au démarrage de leur activité ou lors de leur prise de fonction, ils sont peu nombreux à s'être préparés à une pression continue sur du long terme. Peu d’entre eux imaginaient devoir tout porter à bout de bras, risquer la faillite personnelle, être fortement impactés dans leur vie de famille, être totalement seuls dans les prises de décisions, être sous les feux de la rampe lorsqu'un problème de sécurité des personnes ou un contexte environnemental se profile. Ou encore, que la pression des marchés financiers, de la concurrence, des actionnaires, des pouvoirs publics ou de l'opinion, leurs fait porter le poids considérable de la responsabilité individuelle. Comment s'y prendre pour traiter le sujet ?S’occuper du stress dans les PME comme dans toutes les organisations nécessite une démarche rigoureuse s’appuyant sur des professionnels. Auriez-vous l’idée de fabriquer vous-même les chaussures de sécurité ? De régler seul un problème de protection électrique d’une machine ou de vos locaux ? De réviser vos extincteurs sans faire appel à un professionnel ? Faites vous accompagner par un professionnel
(1) Définition du stress issue des données officielles contenues dans l’ANI de 2008
Expert en risques psychosociaux Coach et médiateur professionnel
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| Mise à jour le Mardi, 07 Février 2012 08:50 |
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