| Les 6 étapes-clé pour prévenir les risques psychosociaux |
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| Écrit par Eric GOATA | ||
| Lundi, 29 Novembre 2010 09:48 | ||
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Mais il est difficile de trouver la démarche à adopter, ni ce qui peut être attendue d’une telle démarche. D’autant plus que le stress et le mieux vivre en entreprise font le bonheur des consultants qui se multiplient. Toutefois, il existe des conditions universelles de réussite dont nous vous livrons ici leurs descriptions. Les six conditions d’une démarche de prévention réussieEn premier lieu, s’inscrire dans la durée et la pérennité.Bannissez toute démarche de diagnostic sans suite ou de plans d’action marathon. Mettre en place une démarche de prévention n‘aboutit pas rapidement à l’amélioration des résultats. Il vous faudra du temps. Si l’entreprise dispose déjà d’une culture de santé au travail dans l’entreprise, les prises de conscience peuvent s’accélérer mais en tout état de cause, il est fortement recommandable de respecter une étape préalable de promotion et de maintien de la santé au travail. Cette étape peut être réalisée par la mise en place d’un groupe projet dédié à la prévention des risques, qui aura pour mission de choisir des indicateurs d’alerte ou de proposer des modalités de prise en charge pour les cas individuels avérés. Il est très important d’y associer des partenaires sociaux et de diffuser une information auprès du personnel sur l’existence de cette instance interne. Des campagnes de sensibilisation du personnel par des journées évènementielles, des actions d’information ou de formation, notamment auprès des managers peuvent également servir à l’implantation de cette culture partagée de l’amélioration de la santé au travail. Ensuite, aller au-delà des apparences des symptômes et comprendre les raisons du mal être.Il convient d’avoir une vision élargie des problématiques et de ne pas considérer la lutte contre le stress comme une fin en soi, mais de s’attaquer à ses causes. Le stress n’étant qu’un ressenti lié à des facteurs plus complexes, la première étape consiste à les identifier. Ils sont liés au contenu des tâches à effectuer, à l’organisation du travail, aux relations avec le management ou les collaborateurs, à l’environnement physique ou à l’évolution des comportements sociologiques. Ainsi, une situation professionnelle stressante peut être induite des comportements de harcèlement ou d’agressions. D’une manière générale, le risque psychosocial couvre une diversité de manifestations collectives ou individuelles de mal être qui, vécues de manière chronique, provoquent des pathologies physiques ou psychologiques. Le rapport Nasse-Légeron articule les risques psychosociaux autour de six familles de facteurs : les exigences au travail, les exigences émotionnelles, l’autonomie et les marges de manœuvre, les rapports sociaux, les conflits de valeur et l’insécurité de l’emploi.
Par ailleurs, pratiquer l’ouverture et la transparence.Par expérience, il n’y a pas de meilleure méthode pour avancer sur ce sujet. L’ouverture se manifeste avant tout par une démarche de partage et de recherche des bonnes pratiques. Le groupe projet peut échanger et benchmarker auprès d’autres entreprises ou consulter des organismes comme le nôtre afin d’obtenir des informations neutres sur les conditions de mise en œuvre, les difficultés rencontrées et les résultats obtenus. Le second aspect de l’ouverture se manifeste par la pluridisciplinarité de l’équipe projet ou de la composition de la structure chargée de proposer la mise en œuvre de solutions: médecin du travail, responsables RH, représentants des collaborateurs, représentants des managers, syndicats, travailleurs sociaux constitueront le noyau interne mais elle doit instamment prévoir l’appel à des compétences externes spécialisées. En quatrième lieu, traiter l’individuel et le collectif.Il se pourra probablement que les plans d’action aboutissent à la mise en œuvre de mesures collectives compte tenu du fait que les dispositifs de prévention primaire passent par au moins six thématiques : la qualité des relations sociales et de travail (respect, écoute, considération des collègues et de la hiérarchie, information, participation aux décisions, détection de l'isolement), le contenu du travail (autonomie, variété des tâches, degré de responsabilité) ; l’environnement physique ; l’organisation du travail (pénibilité, charge de travail) ; le développement professionnel (rémunération, formation, VAE, sécurité des parcours professionnels, etc.) ; et enfin la conciliation entre vie au travail et vie hors travail (rythme et horaires de travail, vie familiale, accès aux services, transports, etc.).
Le cinquième point est important : exprimer un engagement et une volonté propre de la part de la Direction Générale par rapport à un contexte particulier.Quelque soit la motivation de la démarche, elle est stratégique car elle s’applique à l’ensemble de l’entreprise et concerne un pré-requis qui ne peut pas accepter de compromis : le maintien de la santé physique et mentale des salariés, avant même d’être la conséquence de l’application des articles L 4121-1 à L 4121-5 du code du travail. Elle peut constituer en soi une réponse adaptée à une problématique particulière comme par exemple, l’apparition de situations préoccupantes internes liées indirectement à la pression de l’environnement économique ou être une prise de position dans le cadre d’un débat social sur les conditions de travail. Mais de toutes les manières, la Direction Générale devra aller jusqu’au bout de la démarche et notamment, communiquer sur les résultats des évaluations même si elles révèlent des dysfonctionnements majeurs. Afin de montrer qu’il ne s’agit pas d’une « mesurette », elle devra sponsoriser les plans d’action qui découleront de l’analyse des résultats, voire même appuyer la mise en place d’un baromètre social dont l’objectif sera de mesure l’évolution de la perception par les collaborateurs de l’image de l’entreprise, des conditions de travail, du management, de la stratégie de la Direction. Dernière condition importante de réussite : connecter cette démarche aux autres engagements citoyens de l’entreprise.Cette stratégie devra être cohérente avec les autres plans d’action engagés par l’entreprise dans les domaines de la gestion de la diversité, la lutte contre les discriminations et l’égalité professionnelle hommes-femmes. Ainsi, la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée est une source fondamentale d’équilibre psychologique. Notamment, la prise en compte de la parentalité et de la vie familiale est primordiale. A un autre niveau, la reconnaissance du télétravail permet également de réduire le stress et la fatigue liée au trajet domicile-travail. Les mesures prises en faveur des seniors peuvent être également fortement contributifs d’une démarche de prévention des risques psychosociaux pour les plus de 50 ans. Enfin, les dispositifs de maintien dans l’emploi des collaborateurs présentant une altération temporaire ou permanente du fait de leur état de santé sans pour autant bénéficier de la qualité de travailleur handicapé peuvent rentrer dans ce champ.
De ce fait, elle est très dérangeante. Même si l’esprit de la prévention est de plus en plus admise, il n’en reste pas moins qu’il existe encore beaucoup de résistance dans les faits, à tel point que l’angélisme des déclarations d’intention a dû être relayé par un dispositif légal depuis deux ans. Il n’en reste pas moins qu’un formidable essor social peut être attendu d’une telle démarche active et globale. A lire aussi ...
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| Mise à jour le Mardi, 30 Novembre 2010 12:09 |
Très concerné par la gestion du stress, j'ai une activité dans le téléconseil. J'aimerai savoir comment mettre en place une mesure du stress en interne ? Merci pour cet article plein de conseils opérationnels et de bon sens.
Qu'est ce qui déplaît à Monsieur Juju ? Qu'il y ait des gens qui souffrent en entreprise parce qu'ils ont le malheur d'avoir des supérieurs hiérarchiques pervers qui ne pensent qu'à leur réussite perso? C'est hélas, une réalité digne du XIXème siècle. Mais c'est fini le temps des petits patrons mesquins et des négriers. Il y a maintenant des chefs d'entreprise qui ne pensent pas qu'au fric et qui veulent faire évoluer leurs entreprises vers un vrai modèle social et c'est tant mieux...
Small is beautiful disait Chumpeter.
Merci pour cet article inspirant et courage.
Très intéressant, mais plutôt que de s'épancher sur des comportements dépressifs, très à la mode, un vrai patron sait comment dynamiser son équipe, donc se développer, donc gagner des parts de marché ce n'est pas en "gérant" la médiocrité et la mesquinerie qu'on gagne,on peut comprendre le déclin de la france arrogante qui donne des leçons à la terre entière ! C'est à mourir de rire !
« MAL-VIVRE AU TRAVAIL : stress, harcèlement, mondialisation »
•Auteurs : J. BAUGÉ et D. PIERREJEAN
•ISBN : 9782754301404 Éditions Paulo-Ramand •340 pages Disponible sur fnac.com.
Comment vit-on au quotidien le stress lié au travail ? Comment démêler l’enchevêtrement de ses causes? Comment lutter contre le harcèlement ? Quelle prévention? Ces questions sont abordées par deux spécialistes du monde du travail, l'un médecin, l'autre juriste.