Accueil ACTUALITES Transmission / Reprise Transmettre une entreprise Prendre en compte la personne du dirigeant pour mieux réussir la transmission de l'entreprise
Prendre en compte la personne du dirigeant pour mieux réussir la transmission de l'entreprise PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 3
MauvaisTrès bien 
Écrit par Christophe DUCELLIER   
Lundi, 26 Avril 2010 08:05

Christophe DUCELLIERDans l'entreprise patrimoniale, la transmission est souvent vécue de façon difficile par le dirigeant, parce qu'elle implique de sa part qu'il accepte la fin d'une histoire dont il tenait le premier rôle.
Aborder la transmission d'entreprise devrait donc conduire les praticiens à s'intéresser à la personnalité de ce dirigeant qui va devoir accepter la perspective d'abandonner un pouvoir (celui d'agir, de réaliser, d'entreprendre) qui, au fil du temps est devenu une part fondamentale de sa personnalité et grâce auquel il a pu exprimer sa propre créativité.

Or, il m'est apparu que la transmission d'entreprise est souvent compartimentée et fait l'objet d'approches spécialisées qui, si elles sont nécessaires et efficaces, peuvent parfois aller à l'encontre de l'objectif à atteindre en occultant des éléments fondamentaux absents du champ des spécialités.

La pratique m' a amené au contraire à penser que l'on ne conduit pas pleinement une transmission d'entreprise familiale si on ne l'aborde que du point de vue des aspects habituels (financier, juridique, fiscal etc...) sans prendre en compte les aspirations purement personnelles du dirigeant en partance ainsi que celles de tous les autres intéressés.

Souvent, par exemple, lors de conférences auxquelles j'ai assisté sur la transmission d'entreprise, après des exposés techniques de grande qualité, les conférenciers questionnés sur la question humaine et personnelle du dirigeant répondent encore à l'unisson « alors là, le plus difficile reste à faire »...

 

Pourtant, n'est-ce pas là au contraire que tout devrait commencer ?

Plutôt que de continuer de centrer la réflexion sur l'entreprise à transmettre, il m'a semblé nécessaire d'aborder la première étape d'une transmission par la prise en compte de la personne même du chef d'entreprise en partance, pour permettre de répondre aux besoins de ces derniers - certes pas toujours identifiés en tant que tels - et leur offrir une ouverture sur leur propre dimension personnelle qui s'est avérée être, dans les dossiers traités selon ce type de cheminement, une véritable opportunité de développement.

Pour ce faire, un travail de partenariat avec un spécialiste des relations humaines s'est imposé. Les rencontres diverses ont orienté notre choix, au cabinet, vers les techniques du coaching qui nous est apparu comme un véritable accompagnement de l'action. Cette discipline offre notamment l'avantage d'être immédiatement opérationnelle ce qui, dans notre approche et compte tenu de nos interlocuteurs (des dirigeants d'entreprises), est fondamental.

Certes, le coaching est devenu une matière à la mode mais il a aussi (et pour cela) donné la preuve de son efficacité, a fait la démonstration de sa pertinence dans l'accompagnement des sportifs de haut niveau, des cadres et des dirigeants d'entreprises dans le but de leur procurer une meilleure efficacité dans la conduite des changements continuels auxquels sont confrontés les entreprises.

Notre réflexion est née de la confrontation finalement naturelle de deux points de vue : celui du coach de dirigeants et celui de l'avocat d'affaires.

Pour l'avocat d'affaires ou tout autre spécialiste intervenant dans le cadre de transmission, force est parfois de constater qu'au travers des difficultés d'organisation juridiques ou fiscales ou au travers des changements d'avis ou d'orientation du dirigeant, se profilent des questions plus personnelles au sujet desquelles l'avocat (ou le conseil en général) n'est pas formé pour apporter une réponse structurée.

Le coach d'entreprise de son côté ne peur aider le dirigeant à résoudre les nombreuses questions techniques de tous ordres, qui se posent à lui et pour lesquelles il consulte les spécialistes habituels.

En revanche, le rapprochement de nos pratiques respectives permet une synergie d'ensemble qui vise à satisfaire, par son approche directe et transversale, les niveaux de préoccupation du chef d'entreprise. Il se trouve pris en compte dans la globalité de ses questions et ainsi positionné au centre des attentions.

Ainsi considéré, le dirigeant ne se sent plus abandonné à sa solitude face à ses propres choix et à ses éventuels conflits internes.

Si la transmission d'une entreprise n'était en effet qu'un problème technique, nous aurions, depuis longtemps, vu surgir des méthodologies à appliquer et personne n'aurait aujourd'hui véritablement de problème à ce sujet. Les dirigeants interrogés à propos des émotions ressenties lors de leur transmission ne les évoqueraient pas en termes de « souffrance », « solitude » ou « déchirement », comme c'est encore trop souvent le cas.

Il faut donc s'interroger davantage sur ce que dissimule ce que l'on appelle « les obstacles techniques » de la transmission et ce, d'autant que les récentes réformes successives de la fiscalité et du droit des successions ne peuvent que faciliter, d'un point de vue technique, nombre d'entre elles.

Aborder la transmission (familiale ou par cession) de façon purement technique revient à ne considérer l'entreprise que comme un agrégat d'actifs économiques et non comme un groupe humain : on ne transmet pas un groupe...on y adhère, on s'y inscrit, on s'y incarne.

C'est bien pour cela que la transmission ne peut pas être abordée uniquement de la façon habituelle, en ne considérant que ses aspects techniques, quels qu'ils soient.

Un paradoxe est à ce propos à souligner : alors qu'un grand nombre d'entreprises proposent à leurs cadres et à leurs salariés en général des accompagnements personnalisés (pour les aider à combattre le stress au travail ou pour les assister dans le cadre d'une fusion ou d'une phase de transition, etc...) peu de dirigeants osent recourir à une telle démarche pour eux-mêmes.

Or, les questions que se pose le dirigeant le font bien souvent tourner en rond.

Evoquer la transmission ou la cession conduit à évoquer un changement, une transition.

La transmission, de par son importance au regard de ses conséquences sociales et financières, mérite un accompagnement personnalisé, pour mieux anticiper la suite : l'après transmission., c'est-à-dire l'à venir....

Christophe DUCELLIERChristophe DUCELLIER

http://avocats.fr/space/christophe.ducellier

email : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.




Tout les mardis, des conseils et astuces pour dirigeants d'entreprise:
  • Des dossiers thèmatiques
  • L'actualité des PME
Mise à jour le Lundi, 26 Avril 2010 08:21
 
Commentaires (1)
1 Mardi, 27 Avril 2010 10:38
THEVENIN

On reconnait bien là l'avocat très fort en psychologie sociale. Bravo maître belle plaidoirie.

Ajouter votre commentaire

Votre nom:
Votre email:
Votre site web:
Sujet:
Commentaire:
Bannière

Rechercher

Espace privé

Newsletter

Abonnez-vous à la newsletter Email Newsletter icon, E-mail Newsletter icon, Email List icon, E-mail List icon

Tout savoir sur une entreprise

avec

Créez vos supports

Réalisez vos supports de communicationRéalisez vous-même vos supports marketing (cartes de visite, brochures, flyers...)

Je crée mes supports

Livres BLANCS

prev
next

E-réputation du dirigeant

Livre blanc E-reputationComment gérer sa réputation sur le web quand on est dirigeant de PME ?

TELECHARGER

Guide de l'automarketing

Guide l'automarketing

Toutes les informations mais aussi des astuces et des outils pour créer vous-même vos supports de communication.

TELECHARGER

Développer ses ventes

Développez vos ventes sur Internet

TELECHARGER


Guide du référencement gratuit

Comment référencer efficacement et gratuitement son site web?

TELECHARGER



Place de marché

Place de marché transmission/reprise FUSACQ

Qui est en ligne ?

Nous avons 354 invités en ligne