| Un bon projet trouvera toujours des financements |
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| Écrit par Camille Brodhag | ||
| Lundi, 26 Avril 2010 07:35 | ||
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L’investissement en CapitalDans les années 1960, les économistes Gurley et Shaw ont défini la finance comme la typologie et l’activité due à une situation dans laquelle les agents économiques ayant des excédents de capitaux financent directement les agents ayant des besoins de financements. C’est ainsi que lorsque le patrimoine propre de l’entrepreneur et de ses proches ou celui de l’entreprise elle-même n’est pas suffisant pour permettre une acquisition d’entreprise ou un développement d’activité, des agents économiques en excédants de financement prêtent ou investissent au capital de ces entreprises en besoin de financement. L’activité bancaire classique est bien connue et le montant du prêt est souvent subordonné au montant des apports, des fonds propres ou de l’actif à financer. En revanche pour ce qui concerne l’investissement en capital, les ressources sont moins connues. On peut distinguer plusieurs types d’investisseurs en capital :- Le « love money » que l’on peut schématiser par tante Jenny, une richissime veuve sans enfant, ou Bill, un ami d’enfance qui a fait fortune dans l’informatique. Malheureusement tout le monde n’a pas parmi ses proche un Bill ou une tante Jenny. Le capital investissement se définit comme la prise de participation en capital dans des entreprises généralement non cotées. Le Capital Investissement est un soutien de l'entreprise non cotée tout au long de son existence. Cette prise de participation permet de financer leur démarrage (capital risque), leur croissance (capital développement), leur transmission (capital transmission ou LBO), parfois leur redressement et leur survie (capital retournement). L’intervention des investisseurs en capital a donc lieu dans les situations suivantes, afin :• D’augmenter les apports en cas de reprise d’entreprise et ainsi bénéficier d’un concours bancaire plus important Le LBOIl est très rare que l’achat d’une entreprise soit financé exclusivement par les fonds des associés. La majorité des transmissions d’entreprises se font par LBO (ou leveraged buy out). Cette technique financière permet d’acquérir une société cible en finançant cette acquisition en ayant recours à un endettement plus ou moins important. En pratique, une société holding est constituée et est capitalisée par les apports du dirigeant qui peuvent être complétés par des associés ; cette société holding est endettée afin d’acquérir la cible, les dividendes futurs de la société cible permettront de payer les annuités d’emprunt pour rembourser sa propre acquisition. Par exemple une société est vendue 300, la banque demandera au dirigeant d’apporter au moins 100 en fonds propres pour qu’elle puisse prêter 200 afin d’acquérir la société cible. Une opération de LBO permet d’actionner 3 leviers :• Levier financier grâce à la dette ; en apportant 100, un repreneur pourra détenir une société valant 300 L’investissement en capital lors d’un LBOLe montant prêté par la banque dépend non seulement de la capacité du holding à rembourser la dette et aussi, compte tenu des usages bancaires, du montant des fonds propres dont sera doté le holding. Ainsi, si le dirigeant n’a pas assez d’apports, la banque ne prêtera pas le solde pour acquérir une entreprise. Dans ce cas, l’entrepreneur a 2 possibilités : ne pas faire l’opération et manquer l’opportunité d’acheter la société qu’il a cherchée pendant longtemps ou faire rentrer des associés et ainsi réaliser l’opération. C’est là où le levier juridique prend tout son sens. Ainsi, si le repreneur apporte 70 qu’il complète par 30 d’associés, il pourra lever 200 en dette et acquérir la société cible tout en la dirigeant. Il aura ainsi le pouvoir sur la société cible achetée 300 alors qu’il aura apporté 70. A lire aussi ...
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| Mise à jour le Mardi, 27 Avril 2010 07:13 |
Bravo pour votre analyse